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Les Petits Articles

Les articles sont classés du plus récent ↑ au plus ancien ↓. Chaque page ↱ comporte 12 articles. Pour naviguer sur la page aidez-vous des ancres →. Merci & bonne visite !

Cette page est consacrée à divers petits articles rédigés par l'équipe Macroscientifique. Bonne lecture !

Vernissage : "Wingnuts (Pterocarya) & walnut family – Relict Trees"

Le jardin botanique de Fribourg fête aujourd'hui la publication d'un livre sur la famille des juglandacées (Juglandaceae). Rédigé en anglais et richement illustré, ce nouveau document de 127 pages retrace l'histoire de cette famille d'arbres tout en décrivant individuellement le profil écologique de plusieurs espèces du genre Pterocarya.


Le noyer commun (Juglans regia) dont nous grignotons volontiers les fruits fait aussi partie de cette famille d'arbres. Pourtant ce livre n'a pas de motivation économique à proprement parlé, il n'est pas question d'exploitation de bois ou de culture de noyer. Il s'agit d'une recherche fondamentale décrivant la richesse et l'importance des arbres reliques   dans   nos   écosystèmes.   Au   delà  de  la

passion des auteurs pour la botanique, vous vous demandez-peut-être ce qui a pu motiver la rédaction de cette étude.

 

Les premières espèces de juglandacées sont probablement apparues il y a 66 millions d'années à la fin du Crétacé. La famille s'est largement diversifiée durant le Paléocène (66-55 Mya). On parle d'arbres reliques parce que la plupart des espèces de cette famille ont survécu aux périodes glaciaires qui ont décimé les dinosaures. Plusieurs foyers (refuges climatiques), dont l'un des plus importants est situé en Chine, ont abrité ces espèces en leur permettent de subsister jusqu'à aujourd'hui. Des informations rigoureuses sur la répartition et la biologie de ces espèces peuvent ainsi nous fournir des données cruciales sur l'évolution de la vie sur Terre et contribuer à l'étude du réchauffement climatique, un sujet capital pour l'avenir de nos sociétés.

 

J'ai été agréablement surpris par la présence et le soutien (!) de plusieurs personnalités politiques à l'occasion de ce vernissage. M. Georges Godel (président du conseil d'état de Fribourg), M. Jean-Pierre Siggen (vice-président et conseiller d'état), Thierry Steiert (Syndic de Fribourg), Mme. Astrid Epiney (Rectrice de l'Université de Fribourg), l'invité d'honneur M. Geng Wenbing (Ambassadeur de Chine en Suisse) et le directeur de l’impressionnant jardin botanique de Chensan à Shangai, M. Yonghong HU. Ils ont tous souligné le caractère internationale de cette publication qui s'est construite sur plus de 4 années de collaboration avec la Chine.

 

Si la thématique vous intéresse, il ne vous reste plus qu'à vous procurer l'un de ces livres au Musée d'histoire naturelle de Fribourg ! Bonne lecture !

 

Texte & photos : Dimitri Känel

 
 

Le parc national des oiseaux du Djoudj, Sénégal

Durant notre voyage au Sénégal, nous avons eu la chance d’observer l'un des nichoirs à pélicans du parc national des oiseaux du Djoudj ; haut lieu de reproduction pour l'espèce Pelecanus onocrotalus. Situé sur le chemin migratoire des oiseaux en provenance du paléarctique occidental, le parc du Djoudj est l’un des premiers points d’eau situé après le domaine désertique du Sahara. Il englobe une partie du fleuve Sénégal, de nombreux canaux, criques, lacs et zones de savane boisée. D'une superficie de 16'000 hectares, cette enclave sénégalo-mauritanienne est située à 60km au nord de St-Louis et près de 350 espèces y nichent entre novembre et juin afin de se mettre à l’abri du froid européen.

Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj
Parc National des oiseaux du Djoudj

Le parc abriterait entre 6'000 et 10'000 couples de pélicans ainsi que d'importantes colonies de flamands roses (on a vu deux groupes : l'un sur le fleuve Sénégal, l'autre dans ce parc, quel animal exceptionnel...). Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, ce lieu est considéré comme le troisième plus grand sanctuaire ornithologique du monde avec près de 400 espèces recensées. Ces pélicans chassent en groupe, ils nagent côte à côte en direction de la rive pour refouler les poissons et les capturer. Ils sont équipés d'un grand bec qui surmonte une poche d'une capacité de 13 litres. Cette dernière leur permet de stocker jusqu'à 4 kg de poissons à la fois.

 

[Dimitri] Ce parc était magnifique ; cependant nous y avons passé très peu de temps. Aussi je demeure sceptique quand à la qualité de la protection de la faune africaine. J'avoue être attristé par certains programmes de ré-introduction visant à transférer des espèces animales dans des réserves, et ce à des fins purement touristiques. De plus la faune africaine a certainement été dévisagée de façon irréversible durant l'ère coloniale. Additionné au réchauffement climatique, aux pesticides et à la politique instable de certains pays, il ne fait pas bon d'être une girafe ou un rhinocéros !

 

[Lucas] Moyennant quelques francs sénégalais, il est possible de parcourir les canaux de la réserve en pirogue jusqu’à l’impressionnant nichoir des pélicans. Voir ou être vu ? Dans une telle réserve l’humain est l’intrus, la nature a tous ses droits. Le long des rives, non seulement les oiseaux nous observent, mais phacochères, zébus ou encore crocodiles se demandent ce qu’il nous passe par la tête pour oser les déranger ainsi.

 

C’est un peu moralisateur, je le sais, mais malheureusement on ne le répète jamais assez… Malgré le fait que la réserve soit classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est en danger ! On se pose donc la question, après avoir vu les chiffres concernant l’énorme diversité ornithologique, quoi ou qui peut bien la menacer ? Le braconnage ? Le réchauffement climatique ? Ou encore une surpopulation d’oiseaux ? La plupart des réserves naturelles souffrent de telles problématiques. Cependant un facteur important influence directement le parc de Djoudj : le fleuve Sénégal. Cela change totalement la donne. À l’heure où l’industrialisation progresse sur le continent africain, les entreprises situées le long du fleuve telles que la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise) nécessitent une grande quantité d’eau.* Elles vont directement se servir dans le fleuve et elles ont construit un barrage temporaire à Kheune, pour prévenir les remontées d’eau salée. Ironie du sort, la difficulté à gérer le barrage a directement perturbé l’afflux d’eau de la réserve, mettant en péril son équilibre ! **

La prolifération de laitues et de fougères d'eau (Typha australis, Pistia stratiodes, Salvinia molesta) est une seconde conséquence négative de la construction du barrage de Diama. En effet, l’assèchement des plaines et des mangroves ont mis en offre les conditions idéales pour leur développement avec le potentiel de doubler leurs zones d’infestation en quatre jours. Cela engendre une mauvaise oxygénation de l’eau et favorise la prolifération des colonies de moustiques et escargots, vecteurs de maladies mortels.

 

La gestion de l'eau pourrait être considérablement améliorée. Il existe des méthodes d'irrigation par goutteurs de surface ou enterrés ont qui ont déjà été testées au Brésil. Ces systèmes entraînent une baisse de la quantité d'eau utilisée (de 40 à 90 %). S’ils sont bien gérés, ils permettent également l'apport de nutriments sous forme d'engrais liquides ou solubles. Ils nécessitent par contre une bonne maîtrise technologique, et l’expérience nous a montré que ce n’était pas dans les cordes de chacun.

 

*Notez une production de 150 000 tonnes de sucre par année sur 9 000 hectares de culture. La canne à sucre nécessite entre 13-15 000 mètres cubes d’eau pour un hectare de culture annuelle.

**1980 assèchement (assèchement) des canaux du Djoudj puis en 1985 la catastrophe inverse, une crue qui a menacé la destruction des nids de pélicans !

 

Texte & photos : Lucas Orsini & Dimitri Känel

Conférence d'Olga Kamenskaya au MHNF

J'ai une surface comparable à la Belgique, je figure parmi les plus grands réservoirs d'eau douce au monde, on me surnomme la « Perle de Sibérie », je représente l'ingrédient principal d'une vodka qui porte mon nom … une idée ?

C'est le lac Baïkal !!! Bravo [applaudissements déchaînés]. Mais avant de discuter de ce lac, voici où l'histoire commence. Le photographe Michel Roggo expose ses photos au musée d'histoire naturelle de Fribourg (du 10.06.2017 au 28.01.2018). Il a passé plusieurs années de sa vie à photographier les milieux d'eau douce dans le monde entier. Partant à la découverte du lac Baïkal, il se lie d'amitié avec un couple de biologistes russes qui étudient les rares formes  de  vie  qui  habitent  ce  lieu. À l'occasion de

Olga Kamenskaya
Olga Kamenskaya
Olga Kamenskaya
Olga Kamenskaya
Olga Kamenskaya
Olga Kamenskaya

son exposition à Fribourg, il invite Olga Kamenskaya et son mari pour donner une conférence public. Nous y sommes allés, l'auditoire était plein, la conférence était géniale ! Un traducteur Russe-Français était présent pour notre plus grand bonheur.

Alimenté par 336 rivières, le lac Baïkal stocke 20% de la réserve d'eau douce mondiale (23'000 m3). Un volume impressionnant pour ce lac qui enregistre également une profondeur record de 1687 mètres. À l'échelle mondiale, la proportion d'eau douce s'affaiblit et questionne beaucoup l'humanité sur son utilisation démesurée (cf. Mad Max & co). Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1826, ce lac possède une eau cristalline avec un taux de minéralisation particulièrement bas... proche de l'eau distillé ! Pour conséquence, les végétaux y sont très rares, donnant lieu à une chaîne alimentaire unique au monde. Parce que oui, des animaux y vivent ! La part importante d'endémisme dénote d'un fonctionnement incontestablement intéressant.


 

Ces conditions particulières attirent beaucoup de scientifiques. Comment se fait-il que des poissons, des mammifères et des crustacés arrivent à vivre dans ces eaux ? Quelles sont leur source d'alimentation ? Des découvertes ont déjà pu confirmer un phénomène de brassage cyclique qui homogénéise la composition de l'eau et sa température quelque soit sa profondeur. L'ensemble fonctionne comme un système fermé. Les espèces se répartissent de façon égale dans le volume. Elles dépendent les unes des autres par des liens relativement proches qui nous ont été schématisé avec une étonnante simplicité. Une telle espèce est mangé par une autre qui elle-même se nourrit d'une autre espèce, ainsi de suite jusqu'à ce que la boucle soit bouclée. La chaîne alimentaire de ce biotope y est relativement courte. Elle semble bien connue de la communauté scientifique.


 

La composition de l'eau et les conditions climatiques glaciales durant l'hiver donnent lieu à des phénomènes physiques étonnants. La molécule d'eau fascine et cache bien des facettes dont l'une ou l'autre nous ont été présenté en photo par les biologistes. Ils nous ont notamment expliqué que le lac Baïkal est fréquenté par des scientifiques au domaines variés dont des chimistes, des physiciens.

Quelques chiffres :


 

  • 1.5 mètre de glace bleutée en hiver ! (dû à sa composition)

  • 27 espèces de poissons endémiques.

  • 500'000 habitants dans la ville la plus proche à 70km au sud du lac.

  • 4 à 14 degrés sont les limites entre lesquelles oscille la température du lac à l'année.

  • 3 réserves naturelles autour du lac! Principalement au nord.

  • 400 ans pour sortir toute l'eau du lac si on coupe l'entrée et 300 jours pour remplir tout le lac avec toutes les rivières du monde !

  • 20 grottes sur le pourtour témoignent de présences préhistoriques.

  • 24h00, c'est le temps qu'il faut à la faune du lac pour décomposer un animal mort.

  • 48h00, c'est la limite à partir de laquelle on ne recherche plus un corps perdu/noyé dans le lac.

 

Texte de Dimitri Känel, notes de Lucas Orsini, photos d'Olga Kamenskaya, (son site internet).

 

Lucas Orsini - 07 octobre 2017

Fungi ! Les mycètes

Vous l'aurez peut-être deviné, le règne des "Fungi" constitue un taxon regroupant des organismes eucaryotes appelés plus communément champignons !

Ces êtres vivants, difficiles à classer, peuplent presque toutes les régions de la planète. Par définition, la plupart d'entre eux sont saprophytes ; ils ont besoin de matière en décomposition (à des stades plus ou moins avancés) pour se développer. Ni animal, ni végétal, ils forment un règne à part ! À ce jour, près de 100'000 espèces de mycètes ont été décrites. Les spécialistes estiment que leur nombre total est proche de 5 à 10 millions, soit entre 14 et 28 fois plus que le nombre d'espèces de plantes existantes sur notre Terre.

Champignon sur mousse
Lames de champignons
Cyathus striatus
En cours d'identification
Lames de champignons
Champignon

Tous plus étranges les uns que les autres, ils ont, au fil de l'évolution, développé une multitude de techniques de survie et de reproduction. Prenons l'exemple des cyathes striés ("Cyathus striatus" image 3). Ces champignons traversent trois stades différents au cours de leur croissance. Les jeunes sont couverts d'un opercule membraneux protégeant leur cavité. Plus tard, ces derniers libèrent les spores qui mûrissent dans des sacs nommés "péridioles". Gris, ovoïdes et aplatis, ceux-ci sont attachés au fond des sacs par un petit fil élastique, le funicule. À maturité, la protection se résorbe et permet aux petits œufs chargés de spores de se disséminer par expulsion lors d'une forte pluie.

 

Texte et photos de Lucas Orsini.

 

Dimitri Känel - 17 septembre 2017

Les cicindèles (Cicindelinae)

Les Cicindelinae, ou coléoptères tigres en français, forment une sous-famille des Carabidae (Latreille, 1802). Ce sont des insectes prédateurs, réputés pour leur vitesse de déplacement et leurs grosses mandibules. Christophe Bouguet explique dans son livre Secrets d'insectes: 1001 curiosités du peuple à 6 pattes : “En Australie, ces coléoptères tigres signent des performances extraordinaires. Cicindela hudsoni, longue de 15 millimètres, fonce à 2.5m/s, soit 9km/h, pour un rapport vitesse/taille d'environ 120. Le rapport de l'espèce plus petite Cicindela eburneola atteint 177. Par comparaison, le sprinter Usain Bolt a un rapport vitesse/taille de 6...”. 
Plus de 2700 espèces on été décrites à ce jour. Les cicindèles se distribuent dans le monde entier en dessous   du  65   parallèle   nord   et  au  dessus  de

Cicindela sylvicola
Cicindela campestris
Cicindèle non identifiée
Cicindèle non identifiée
Cicindela sylvicola

l'Antarctique, seules quelques îles comme Hawai et les Maldives font exception. Des espèces sont présentes jusqu'à 3'500 m d'altitude et 220 m en dessous du niveau de la mer. Elles expriment toutes un comportement, une morphologie et des proportions remarquablement similaires. Les principales divergences apparaissent dans les couleurs et les motifs aussi bien qu'au niveau de la taille des spécimens. En Amérique du Nord la plus petite espèce mesure 7 mm de long contre 70 mm pour la plus grande. Leurs pattes sont fines et élancées. Les yeux sont proéminents et dénotent d'une acuité visuelle sans précédent, faisant de leur tête une partie souvent bien plus large que le prothorax lui-même. Les cicindèles ont su conserver une paire d'ailes sous leurs élytres afin d'effectuer des vols de courtes distances en cas de danger (quelques mètres). Certaines espèces sont exclusivement dépendantes du sol.

En savoir plus : L. PEARSON (David), KNISLEY (Barry), P. DURAN (Daniel), J. KAZILEK (Charles), A field guide to the Tiger Beetles of the United States and Canada, Oxford University Press 2015.

Texte Dimitri Känel. Photos Gilles Hauser et Dimitri Känel

 

Dimitri Känel - 09 septembre 2017

Bryce Canyon National Park

Les célèbres "Hoodoos" (en français "Cheminée de fée" ou "Demoiselle Coiffée") sont des formations géologiques coniques du Bryce Canyon National Park. On les trouve dans de grands amphithéâtres naturels au sein du plateau de Paunsaugunt, une couche de roches fragilisées qui a aboutie à cette forme rare d'érosion. Les amphithéâtres impressionnent beaucoup lorsqu'on les observe de haut, mais pour réaliser la taille des Hoodoos, il est nécessaire d'y entrer et de se balader dans le creux du plateau. Le paysage a tout pour séduire. La faune et la végétation s'adaptent parfaitement à l'ambiance surnaturelle du lieu. Les levers et les couchers de soleil font partie des activités incontournable   dans   ce   parc.   J'ai   profité   de  la

Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park
Bryce Canyon National Park

tranquillité nocturne du parc pour faire quelques photos du ciel étoilé, généralement très dégagé dans la région.

Texte et photos de Dimitri Känel.

 

Dimitri Känel - 03 septembre 2017

Yellowstone National Park

Le Yellowstone National Park s'étend sur 8'983 km2. Il s'agit du plus ancien parc national du monde (c'est aussi le plus visité !). Il est inscrit au Patrimoine mondial et protégé par l'UNESCO. Odeur sulfureuse, eau qui bout, vapeurs, geysers, paysages lunaires. La nature de ce parc fait tout pour rappeler à ses visiteurs qu'ils marchent sur (probablement) la plus grande chambre magmatique du monde. La caldeira du Yellowstone mesure 45 kilomètres de largeur pour 85 kilomètres de longueur. Ce géant est ainsi considéré comme l'un des supervolcans les plus redoutables de la planète. Beaucoup d'hypothèses sont formulées au sujet de son possible réveil. L'éruption d'un tel volcan pourrait avoir des répercussions   dramatiques   sur   la  vie terrestre.  Il

Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Yellowstone National Park
Yellowstone National Park

demeure difficile d'évaluer un tel risque ; une éruption du Yellowstone se produirait tous les 600'000 milles ans environ. Les sous-sols du Yellowstone figurent parmi les mieux cartographiés du monde et l'activité de la chambre magmatique est surveillée de très près. La Nasa a publié un rapport en 2011, on peut y lire : “la probabilité pour qu'une personne lisant ce rapport soit vivante au moment d'une super éruption est extrêmement faible".

En savoir plus : Supervolcanoes: Not a Threat For 2012 - NASATexte et photos de Dimitri Känel.

 

Séquoia National Park

Le simple accès au parc permet de voir des paysages époustouflants, imaginez donc le parc lui-même ! Il s'agit d'une forêt où des séquoias millénaires cohabitent avec de plus jeunes arbres. Les plus imposants sont les séquoias géants (Sequoiadendron giganteum), une espèce qui regroupe les arbres les plus massifs de la planète. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de prendre un selfie avec le général Sherman, l'arbre le plus volumineux du monde. Cet arbre possède un volume de 1'486 m³ soit 1.5 millions de briques de lait (ahah). Il fait la même taille que la statue de la liberté (83.8m), sauf qu'il est âgé de 2058 an de plus ! D'après John Muir, écrivain naturaliste, on ne peut pas réellement dire que  les  séquoias  géants  possèdent  une durée de

Forêt de Séquoia
The Sentinel
The General Sherman
Forest
Séquoia et rocher
Les trois frères
Forêt de Séquoia

vie définie, sont-ils immortels ?! Théoriquement oui car tous les séquoias géants reconnus comme morts ou effondrés l'on été pour des raisons externes (maladies, intempéries, feux naturels, infestation), aucun n'est réellement mort de vieillesse (mais la viellesse ? Qu'est-ce ? Tout est relatif ..!).

 

En savoir plus : Séquoia & Kings Canyon National Parks. Texte et photos de Dimitri Känel.

 

Arches National Park

Arches est l'un des 5 parc nationaux de l'Utah, il se situe sur le plateau du Colorado à l'ouest des États-Unis aux cotés de Canyonlands et Grand Canyon. On y accède par Moab, une ville qui vit principalement du tourisme. Il faut avouer que la quantité de touristes peut démotiver les férus de nature. Le tourisme américain est certainement unique au monde. Il rime avec 4x4, routes aménagés et possibilité de voir l'essentiel sans jamais descendre de sa voiture... mais passons, l'entrée vaut réellement la peine. Il est d'ailleurs toujours possible d'effectuer des marches dans les parcs et ainsi s'éloigner des véhicules. Cette alternative nécessite simplement une meilleure organisation pour s'hydrater et prévoir un guide ou un permis

Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017
Arches National Park 09.08.2017

spécial. Les étonnantes structures rocheuses en grès rouge ont été modelées par l'eau, le vent, la chaleur et les autres nombreux facteurs de l'érosion. Les 2'000 arches du parc font toute sa popularité, la visite permet d'en voir une dizaine. Tout comme les autres rochers, l'histoire des arches commence sous l'eau il y a 300 millions d'années. Les couches géologiques se soulèvent, s'effondrent, se frictionnent jusqu'à créer des failles, des couches friables et d'autres plus solides. Une arche est un miracle de la physique, elle se forme lorsque sa composition et ses tensions internes lui permettent de résister à son environnement. La couleur rouge des roches est quant à elle engendrée par la présence d'oxydes (de fer notamment) qui entrent dans la composition des différents grès. Le milieu du parc est de type semi-désertique, la quantité d'animaux qui le peuplent peut paraître surprenant aux premiers abords. Petits mammifères, reptiles, insectes, oiseaux... tous se sont adaptés aux côtés des plantes pour former écosystème viable.

 

En savoir plus : Soil Survey of Arches National Park, Utah téléchargé sur Natural Resources Conservation Service

Texte et photos de Dimitri Känel.

 

Dimitri Känel - 24 juillet 2017

Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt.

Cet été quelques membres Jeunescientifiques voyagent en Amérique du Nord. Nous avons déjà profité de la ville de Montréal en visitant quelques musées et galeries, dont “Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt”. Une exposition qui a eu beaucoup de succès à son lancement à Genève avant d'être en partie déplacée au musée Pointe à Callière à Montréal. Le sujet est porté sur la forêt amazonienne et le fonctionnement des nombreuses tribus indiennes qui l'habitent. L'expérience est visuel, auditive et hautement didactique. On y découvre quelques pratiques chamaniques étonnantes, les techniques de chasse ou simplement la vie quotidienne. Il est important de noter que la forêt amazonienne a de tout temps été

Exposition à Montréal 09.08.2017
Exposition à Montréal 09.08.2017
Exposition à Montréal 09.08.2017
Exposition à Montréal 09.08.2017
Exposition à Montréal 09.08.2017
Exposition à Montréal 09.08.2017

habitée par les indiens jusqu'au récent déclin des populations en raison des confrontations avec l'homme occidental. Les tribus sont très diversifiées. Elles ont néanmoins toutes un puissant lien avec la nature. Ces indigènes vivent en communion avec la forêt ; l'aspect spirituel est essentiel. Les chamanes sont en contact direct avec les esprits, ce sont eux qui rythment la vie de leurs semblables et guident la pensée dans les tribus. L'un des points forts de l'exposition réside dans la présentation d'un grand nombre d'accessoires, d'outils et d'ornements authentiques.

 

L'exposition est située au “Vieux-Montréal” dans le “Vieux-Port” au musée Pointe-à-Callière. Elle prend fin le 22 octobre 2017. Téléphone : 514 872-9150. Site internet. Photos et texte de Dimitri Känel.

 
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Actualisé le : 02.12.2018