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Les Petits Articles

Les articles sont classés du plus récent ↑ au plus ancien ↓. Chaque page ↱ comporte 12 articles. Pour naviguer sur la page aidez-vous des ancres →. Merci & bonne visite !

Cette page est consacrée à divers petits articles rédigés par l'équipe Macroscientifique. Bonne lecture !

Dimitri Känel - 15 juillet 2017

SFE - Inventaire des bourdons du Vanil Noir

Une dizaine de passionnés se sont réunis le mercredi 12.07.2017 pour la deuxième sortie dans le cadre du projet d'inventaire des bourdons du Vanil Noir avec la société fribourgeoise d'entomologie. Équipés de filets et de boites de prélèvement, nous sommes entrés dans la réserve naturelle à 9h. Nous avons immédiatement commencé à travailler puisque les bourdons nous attendaient déjà sous les premiers rayons de soleil, à 300 mètres du parking. Dans l'équipe se trouvait deux professeurs de biologie, un spécialiste des bousiers, deux entomologistes du groupe des hyménoptères dont un spécialiste des bourdons, deux ornithologues... la journée a été rythmée par de belles surprises alors   imaginez   le   temps   qu'il   nous  a  fallu  pour

SFE - Inventaire des bourdons
SFE - Inventaire des bourdons
SFE - Inventaire des bourdons
SFE - Inventaire des bourdons
SFE - Inventaire des bourdons
SFE - Inventaire des bourdons

arriver en haut du vallon des Morteys ! L'ascension nous a permis d'accéder à des biotopes variés. En premier lieu, nous avons observé des espèces communes des plaines tel que Bombus terrestris (Linnaeus, 1758) ainsi que quelques espèces subalpines, dont une espèce rare oligolectique du genre Aconitum : Bombus gerstaeckeri (Morawitz, 1881). Une fois arrivé au dessus de la cabane des Marrindes (alt. 1900m), nous avons entamé les recherches d'une espèce particulière. Il s'agit de l'espèce alpine Bombus mendax (Gerstäcker, 1869) pour laquelle nous avons capturé une seule reine, elle a été relâchée après avoir relevé les coordonnés GPS de son terrier.

 

Notre spécialiste des bourdons a déjà pu identifier au moins 14 espèces durant l'expédition. Une soirée de détermination nous permettra bientôt de terminer la liste. La réserve naturelle du Vanil Noir regorge d'une grande diversité en termes de flore et de faune. De plus, certaines espèces de bourdons seraient d'excellents bio-indicateurs d'un milieu sain et bien préservé, d'où l'importance de faire ce type d'inventaire. Les données récoltées sont des arguments durables pour la protection de la faune et de la flore suisse.

 

Voici la première liste des espèces de Bombus observés durant la sortie : humilis, gerstaeckeri, mesomelas, terrestris, ruderarius, hortorum, sicheli ou pyrenaeus, pratorum, soroeensis, campestris, psithyrus, wurflenii ou lapidarius, mucidus, mendax. Quelques autres espèces animales observées : Osmia bicolor (?), Andrena schencki (?), Osmia “abilica” (sur écium) (?), Polysarcus denticauda, Miramella sp., Nemophora sp. (sur scabiose), Volucella bombylans, Vipera berus, Zygaena transalpina, chenille d'Hyles euphorbiae, un troupeau de 25 bouquetins, 5-6 jeunes marmottes avec un adulte.

Photos de Henri Descombes et Lucas Orsini. Texte de Dimitri Känel.

 

Dimitri Känel - 16 juillet 2017

COF - Baguage des Martinets au lycée du collège St-Michel

Le 3 juillet 2017, des membres du cercle ornithologique de Fribourg se sont rendus au lycée du collège St-Michel pour s'adonner à la traditionnelle session annuelle de baguage des martinets alpins. Les combles de ce bâtiment abritent une centaine de couples d'Apus melba (Linné, 1758), faisant de ce lieu l'abri de l'une des plus grandes colonies mentionnées en Suisse. Cette espèce d'oiseaux migrateurs niche généralement dans les falaises en région méditerranéenne. En Suisse, les martinets à ventre blanc sont particulièrement liés à l'homme puisqu'il s'adapte en nichant dans des bâtiments (environ 10 au total pour le cas de Fribourg). Cette année n'aura pas été très bonne  pour  les  martinets alpins. Les ornithologues

Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)
Tachymarptis melba (Linnaeus, 1758)

ont recensé moins d'une trentaine de jeunes contre plus de 200 durant les meilleures années. Les origines de ce reflux sont probablement multiples : difficulté à trouver de la nourriture, conditions météorologiques défavorables etc. Un nombre important de pupipares (parasites) a aussi été observé sur les jeunes.

 

Plus d'informations sur le site du COF. Photos et texte de Dimitri Känel.

 
 

Symphyta (Gerstaecker, 1867)

Les symphytes ou mouches à scie forment un sous-ordre d'insectes hyménoptères holométaboles. Durant les stades larvaires, ils sont en majorité phytophages. Les larves ressemblent beaucoup à des chenilles. Une fois métamorphosés, les imagos deviennent prédateurs ou se nourrissent de nectar et de pollen. Rien qu'en Europe, on trouve un bon millier d'espèces différentes (12 familles) qui ne sont pas toujours faciles à identifier. On les surnomme mouches à scie en raison de l'ovipositeur dentelé des femelles. Un symphyte se caractérise généralement pas une continuité sans étranglement entre le thorax et l'abdomen.  Au repos, ses ailes sont posées à plat sur l'abdomen. Photo : Macrophya alboannulata (Costa, 1859)

Tenthredo mesomela
Macrophya alboannulata
Apocrita : Ichneumonidae sp.
Rhogogaster sp.
Tenthredinidae - Symphyte

Todo el Perú

Arnaud Barras, Roman Bühler, Gilles Hauser & Yann Rime ont donné une conférence au cercle ornithologique de Fribourg au sujet de leur périple de sept semaines au Pérou en été 2016. Ces jeunes ornithologues suisses ont mis leur physique à l'épreuve pour observer et photographier des espèces d'oiseaux, parfois d'une grande rareté ! Ils ont effectué une traversée Nord-Sud du pays, ce qui leur a permis de goûter à une multitude de climats tels que les déserts et les forêts sèches de la côte pacifique à la forêt amazonienne, en passant par l'altiplano, les sommets enneigés des Andes et les forêts de nuages. Déjà fort expérimentés grâce à leur passion pour l'observation en Suisse, la recherche d'espèces    d'oiseaux    dans   un    pays   à  l'allure   incomparable   ne  semble  pas  les   avoir

Photo de Roman Bühler
Photo de Roman Bühler
Photo de Yann Rime
Photo de Gilles Hauser
Photo de Roman Bühler

trop perturbés. Sur les quelques 1828 espèces d'oiseaux recensées au Pérou, ces jeunes dévoilent en toute modestie en avoir observé plus de 850. La présentation s'est effectuée au travers des photos qu'ils ont prises durant le voyage. La richesse de l'avifaune péruvienne fait l'unanimité du public et la découverte de clichés d'espèces rares parvient même à émouvoir les ornithologistes les plus aguerris. Les voyageurs tirent tout de même la sonnette d'alarme au sujet de la déforestation au Pérou, car un nombre considérable d'espèces animales est en danger d'extinction. Un développement de l'écotourisme pourrait bien s'avérer être une solution majeure pour la faune et l'économie locale. Cercle ornithologique de Fribourg

 

Le sauvetage des amphibiens en migration dans le canton de Fribourg

Nous avons participé aujourd'hui à l'action de sauvetage des amphibiens en migration à Villarimboud. Ce matin, à 8h, le barrage a permis de récolter 42 crapauds communs, 9 grenouilles rousses et 14 tritons alpestres juste avant qu'ils ne traversent la route. De quoi démarrer la journée avec une conscience apaisée ! Ces amphibiens passent l'hiver au chaud dans les forêts et migrent au début du printemps pour se reproduire dans les différents points d'eau de leur région. Il va de soi que l'homme se soucie peu (ou pas) de ces petits êtres lorsqu'il construit des routes. Le service de la nature et du paysage de Fribourg organise chaque année des actions de sauvetage avec des bénévoles et les propriétaires  des  terrains  concernés.  Le SNP publie   aussi   un   rapport  annuel  des  sauvetages.

Ichthyosaura alpestris
Bufo bufo (Linnaeus, 1758)
Rana temporaria (Linnaeus, 1758)
Rana temporaria (Linnaeus, 1758)
Ichthyosaura alpestris
Bufo bufo (Linnaeus, 1758)
Bufo bufo (Linnaeus, 1758)
Bufo bufo (Linnaeus, 1758)

On y apprend notamment que "des études ont montré que jusqu’à la moitié des amphibiens se faisaient écraser avec le passage de seulement une dizaine de véhicules par heure (Heine 1987 ; Van Gelder 1973). Quand la fréquence est d’un véhicule par minute, ce taux peut augmenter à 90 %." Ce triste carnage s'explique par le fait que les couloirs de migration sont très localisés. De plus, les amphibiens en migration sont encore engourdis par l'hiver ; la traversée de la route peut prendre jusqu'à 15 minutes ! Les bénévoles s'occupent donc de ces animaux en les prélevant au barrage pour les transférer de l'autre côté de la route, plutôt sympa non ?

Le rapport des sauvetages de 2016. Plus d'informations sur le site du Service de la nature et du paysage SNP.​

 

Compte-rendu de la conférence d'Elias Pesenti sur le loup dans le canton de Fribourg

C'est dans une ambiance universitaire et avec un auditoire plein à craquer que s'est déroulée la conférence d'Elias Pesenti, collaborateur scientifique au Service des forêts et de la faune (SFF). L'apparition d'un jeune loup en ville de Bulle quelques semaines plus tôt explique certainement la raison de cette affluence. Le scientifique ne tardera pas à rassurer les moins confiants à l'égard de ce prédateur, pourtant inoffensif pour l'homme. Le loup fait partie de l'infra-classe des Eutheria (Owen, 1880) en raison de son développement placentaire et se positionne dans les caniformes de l'ordre Carnivora (Bowdich, 1821). Deux espèces sont présentes en Suisse : Canis aureus et Canis lupus. Contrairement aux   renards,   les   loups   sont caractérisés   par    de   petites    oreilles    arrondies.

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Ils vivent parfois en meute et possèdent un territoire de plus de 200 km2. Leur espérance de vie est de 10 à 12 ans. Ils font 110 à 150 cm de long pour 30 à 50 kg en Suisse, 15 à 80 kg ailleurs dans le monde. En Europe, sa présence est confirmée en Suisse, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Suède, en République Tchèque, en Lituanie et dans les Balkans (Chaperon et al., 2014). C'est un animal discret et farouche qui se déplace en trottant et en ligne droite dans le paysage. Remarquablement endurant, il peut parcourir de grandes distances, traverser les frontières, changer de territoire. Il s'alimente de façon opportuniste et cible uniquement les animaux les plus faibles. Il joue un rôle important dans la régulation des chevreuils en Allemagne et des sangliers en Italie. Le pourcentage d'attaques d'animaux de rente est dérisoire et stigmatisé. La peur du loup nous vient de la mythologie, de la religion, et des connotations littéraires et fantastiques qui persistent. Cette fausse réputation s'est auto-alimentée durant des centaines d'années; nul doute que le cri du caniforme fera frémir encore bien des humains... Le loup a ainsi longtemps été un bouc émissaire de l'homme; son retour naturel en Suisse remonte à 1995 (2007 dans le canton de Fribourg, qui compte actuellement trois individus : un subadulte en dispersion et deux individus se promenant ensemble). À la fin du XVIII siècle, la chasse du loup dans le canton de Fribourg était d'ailleurs obligatoire pour tous les détenteurs d'armes ! Heureusement le droit fédéral suisse améliorera les conditions de vie de l'animal dès 1874. Actuellement le loup est un animal protégé, son tir est encore légal sous conditions.

Le Service des forêts et de la faune assure le monitoring du loup et du lynx pour qu'une coexistence durable avec l'homme soit possible. Pour ce faire, il effectue différents suivis à l'aide de techniques variées. Les proies qui sont retrouvées font par exemple l'objet d'analyses ADN. Les données récoltées par les pièges photographiques, les traces signalées, et de manière générale toutes les observations directes ou indirectes permettent d'établir des cartes et des suivis précis des individus. Plus d'informations sur le site du SFF. Liens externes : KORA, OFEV, AGRIDEA.

 

Dimitri Känel -18 février 2017

À la recherche des colonies de "Puces de neige" avec le spécialiste Juerg Zettel

Aujourd'hui nous sommes partis à la recherche de petits hexapodes tout à fait étonnants. Quelques membres de la société entomologique du canton de Vaud et de Fribourg se sont regroupés aux côtés du spécialiste Juerg Zettel pour rechercher des colonies de « puces de neige ». Ces petits êtres vivants appartiennent à la classe des collemboles (Collembola). Il s'agit plus précisément des Ceratophysella sigillata (Uzel, 1891), une espèce qui peut se regrouper à plusieurs millions d'individus à la surface du sol. Ils forment ainsi des colonies qui restent difficiles à observer tant ces animaux sont minuscules (1 à 3 [mm] maximum). Il arrive tout de même que les colonies soient si grandes qu'elles deviennent facilement observables et recouvrent une

SFE & SVE en compagnie de Juerg Z.
Ceratophysella sigillata
Ceratophysella sigillata
Ceratophysella sigillata
Ceratophysella sigillata
Ceratophysella sigillata

immense surface de végétation ou de neige, la rendant totalement violette. La plus grande colonie que M. Zettel a observée formait une bande de 70 [m] de long ! À côté de celle là, cette année, la plus grande qu'il ait vu faisait 6 mètres. Aujourd'hui, nous avons observé une bonne vingtaine de petits groupes dans une parcelle de forêt à Belp, près de Bern. Leur activité de surface varie en fonction de la météo et de la nourriture à disposition. Ces collemboles sortent de terre pour se nourrir d'une petite algue unicellulaire. Ils commencent à sortir vers 10h00 et leur nombre ne cesse d'augmenter jusqu'à 18h, où ils s'enfouissent à nouveau dans le sol. Dès que l'un des collemboles est agressé, il produit une phéromone qui met en alarme la colonie. Le groupe produit de suite une substance chimique odorante et répulsive à base de chlore et les collemboles se mettent à sauter dans tous les sens. Le phénomène ressemble beaucoup aux petites gouttelettes projetées à la surface d'une boisson gazeuse. D'ailleurs, ils produisent le même bruit, on croirait que la colonie est en effervescence. Ces animaux font une diapause estivale de mi-juin à mi-décembre, leur cycle est très atypique. Photos de Dimitri Känel, avec Lucas Orsini et Arnaud Aquin-Demierre.

 

Dimitri Känel - 13 février 2017

Compte-rendu de la sortie du groupe des jeunes de « Nos oiseaux », section Fribourg

Nous sommes partis ce matin à la recherche du Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) en ville de Fribourg et dans ses alentours. C'est un petit oiseau insectivore absolument magnifique et emblématique du cercle ornithologique de Fribourg. Nous n'avons pas pu l'observer aujourd'hui, ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé ! L'excursion en basse-ville, dans les méandres de la Sarine, puis au lac de Pérolles, nous a tout de même permis de faire de nombreuses observations, dont plusieurs oiseaux d'eau qui hivernent en ce moment. Le Tichodrome est un oiseau discret ; les passionnés le comparent à une petite souris en raison de sa petite morphologie et de son comportement. C'est un animal très agile pour les déplacements sur les pentes abruptes ; il

Le groupe des Jeunes
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)
Cygne tuberculé (Cygnus olor)
Cincle plongeur (Cinclus cinclus)
Le groupe des Jeunes
Tichodrome échelette (Tichodroma m.)
Fuligule morillon (Aythya fuligula)
Faucon pèlerin (Falco peregrinus)
Cincle plongeur (Cinclus cinclus)
Harle bièvre (Mergus merganser)
Fuligule milouin (Aythya ferina)
Canard colvert (Anas platyrhynchos)

virevolte sur les falaises et les bâtiments à la recherche de nourriture. Il niche dans les préalpes en été et vient hiverner en plaine. Un article sera publié demain dans La Liberté au sujet du groupe des jeunes. 

Le groupe des jeunes (ici) Le cercle ornithologique de Fribourg (ici)Photos de Gilles Hauser & Dimitri Känel.

 

Dimitri Känel - 04 février 2017

La chouette de Tengmalm - Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)

Le mercredi 01.02.2017, nous avons assisté à la conférence de l'ornithologue Pierre-Alain Ravussin qui consistait en un compte rendu de son étude de la chouette de Tengmalm de 1982 à 2014, soit 32 ans de données récoltées. Le secteur d'étude est large et couvre deux zones distinctes du Jura vaudois dans l'ouest de la Suisse. La présentation était particulièrement portée sur des données au sujet de l'alimentation et ce fut l'occasion d'avoir un commentaire détaillé sur de nombreux graphiques. Nous l'avons bien compris durant la conférence : le régime alimentaire de ce strigidé conditionne fondamentalement sa biologie. La chouette de Tengmalm vit dans de grandes étendues forestières plutôt froides entre 1000 et 1400 [m] où elle entre en

Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)
Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)
Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)
Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)
Aegolius funereus (Linnaeus, 1758)

concurrence avec la hulotte - Strix aluco (Linnaeus, 1758). Elle niche exclusivement dans des cavités creusées par le pic noir dans les hêtres, ce qui veut dire qu'elle ne peut élire domicile que dans de vieux arbres ayant un minimum de 120 ans. Elle a aussi besoin d'un sol bien dégagé sous le nichoir afin de mener à bien sa prédation, de sapins aux alentours pour pouvoir se cacher et d'un espace suffisant entre les arbres. Ces conditions spécifiques deviennent de plus en plus rares en raison de la sélection forestière liée à la production du bois.

 

Les statistiques de nidation et l'étude des fonds de nids a permis de faire des découvertes intéressantes. Des années « d'invasion » ont été mises en évidence et corrélées avec les années de paisson des hêtres. Celles-ci induisent une abondance de mulots qui ont une valeur nutritive excellente pour la chouette de Tengmalm, favorisant grandement sa reproduction. Plus d'informations sur www.chouette-gobe.ch ou encore dans la revue « Nos oiseaux » du 3 septembre 2016, Volume 63, N°525. Photos de Gilles Hauser & Henri Descombes.

 

Dimitri Känel - 19 janvier 2017

Les pupipares (Brues & Melander, 1932)

Aujourd'hui, avec la Société Fribourgeoise d'Entomologie, il y a eu la soirée de détermination des hippoboscidés (ou mouches plates pour les intimes). Aussi appelés "pupipares" dans le jargon des ornithologues, ces insectes sont à mi-chemin entre la tique et la mouche puisque ce sont des diptères ectoparasites piqueurs et hématophages. Ils parasitent les oiseaux ou les mammifères et passent donc une grande partie de leur vie à voyager sur un hôte. Mais n'ayez crainte, ils ne s'intéressent pas aux humains, des scientifiques ont déjà tenté d'en héberger sur leur corps. Photos de Dimitri Känel.

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SFE-détermination_d'Hippoboscidae_GF
Ornithomya biloba (Dufour, 1827)_GF
Stenepteryx hirundinis  (Linnaeus, 1758)_GF
 

Dimitri Känel - 10 janvier 2017

Les ammonites (Zittel, 1884)

Photo d'une coupe transversale d'Ammonoidea (ammonite) ramenée de notre voyage à Madagascar... ce pays a de quoi exciter bon nombre de paléontologues. On en trouve aussi en Europe, mais pas les mêmes espèces et Madagascar regorge d'une diversité remarquable de ces bestioles fossilisées. Elles ont peuplé la maman Terre pendant 325 milions d'années avant qu'un astéroide ne vienne imposer sa masse. La plus grande espèce, Parapuzosia seppenradensis (Landois, 1895) faisait jusqu'à 2.5 [m] de diamètre ! Le terme ammonite vient d'un ancien dieu égyptien : Amon (en grecque Ammon) qui avait des cornes de bélier sur la tête (forme spiralée). Photos de Dimitri Känel.

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Dimitri Känel - 05 janvier 2017

Les abeilles ou clade des Anthophila (Latreille, 1804)

Suite à la conférence de l'entomologiste Vincent Trunz - Les abeilles font partie de l'ordre des Hymenoptères, on peut facilement identifier une abeille à sa dépendance aux ressources florales. Il existe environ 20'000 espèces décrites à ce jour, toutes sont réparties en 7 grandes familles dont 6 sont présentes en Suisse ! Ce que les gens ne savent généralement pas, c'est que seul 20% d'entre elles sont sociales. Il y a donc quelques 16'000 espèces d'abeille solitaire sur la planète qui n'ont pas adopté le système de caste. C'est intéressant d'un point de vue génétique : alors que la reine d'une espèce sociale possède le contrôle génétique absolu sur toute sa ruche, chaque abeille solitaire    assure    sa    propre    descendance.    Les

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1.4 (5)
1.4 (12)
1.4 (10)
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1.4 (11)
1.4 (9)
1.4 (4)

abeilles récoltent le pollen et le nectar pour constituer une mixture qu'elles entreposent dans des cellules soigneusement préparées. Elles pondent ensuite un oeuf sur cette réserve de nourriture, la larve pourra ainsi se nourrir à volonté jusqu'au stade nymphal. Une fois ce cap atteint, la future abeille va patienter jusqu'à l'année suivante avant de sortir. Elle va attendre d'être dans les bonnes conditions (température, hygrométrie...) ce qui correspond souvent à la période de floraison de sa plante favorite. C'est que contrairement à l'abeille mellifère choyée par les apiculteurs, pas toutes les abeilles sont généralistes en question de nourriture. Certaines se sont même habituées à des plantes toxiques dont le pollen riche en alcaloïdes ne convient pas à toutes les espèces. Plus d'informations sur www.entomofr.ch. Les photos de Dylan Quiquerez.

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Actualisé le : 02.12.2018