La vue des Salticidae
                

                                                                                                 

 Plus de photos

Introduction

 

Les Salticidae (Blackwall, 1841) fascinent beaucoup l'homme. Leur comportement est attrayant et de nombreuses communautés d'arachnophils s'y intéressent activement [1]. De plus, les araignées sauteuses sont d'excellents sujets de macro-photographie pour amateurs et professionnels. Il faut dire que quelle qu'en soit la façon, les araignées ont toujours intrigué l'homme en générant parfois de la peur ou au mieux, de la curiosité.

Ce qui démarque les Salticidae des autres aranéides est tout d'abord la technique de prédation. Alors qu'une bonne partie des araignées chassent à l'affût sur leurs toiles, les araignées sauteuses vont chercher elles-mêmes leur proie en leur sautant dessus pour les attraper. Elles tissent uniquement pour se constituer un abri et pour se mouvoir plus facilement. Elles sont donc très habiles dans les déplacements. Comme elles ne peuvent pas se fier aux vibrations sur une toile, un autre complexe sensoriel s'est sur-développé, celui de la vue.

 

Mon intérêt pour les arthropodes m'a d'abord orienté vers les insectes puis progressivement aussi vers les arachnides. J'ai toujours été particulièrement intrigué par les animaux avec lesquels il est possible d'établir un contact visuel (cf. photo ci-dessus), certes subjectif et à explorer d'un point de vue scientifique.

Une grande partie des arthropodes n'a pas besoin de se tourner physiquement vers un autre animal pour le voir. Il suffit que le sujet se trouve dans le champ de vision de leurs yeux à facettes. Pourtant bon nombre d'entre eux se tournent quand même face au sujet, pour préciser les données et mieux évaluer un risque potentiel (cf. fovea : zone de précision de résolution renforcée) [2]. Les saltiques n'ont pas des yeux composés, mais elles font preuve de comportements similaires.

 

Ce document est un travail de synthèse ; je souhaite néanmoins terminer cette introduction sur une ouverture. Beaucoup d'animaux peuvent regarder l'être humain droit dans les yeux, qui semblent être un réel point de repère dans la morphologie et la communication au sein du règne animal. Chez l'homme, c'est le complexe amygdalien qui nous permet entre autre de décrypter des émotions telles que la peur ou la joie sur le visage de quelqu'un d'autre en fixant la région des yeux [3]. Et puis nous savons tous que les yeux jouent de manière générale un rôle important dans la communication. Des contacts visuels inter-espèces sont aussi fréquents avec des primates et certains mammifères. Le chat qui miaule pour demander des croquettes peut vous regarder droit dans les yeux. Même schéma avec un chien qui recherche de l'affection chez son maître [4].

 

J'ai échangé des types de regards que je qualifierais de similaires avec des mantoptères et des saltiques, et quelque chose de difficilement explicable se produit lorsque je regarde un arthropode et que lui aussi le fait réciproquement. Cette introduction peut maintenant vous sembler quelque peu métaphysique mais l'homme étant aux prémices de la compréhension de son propre cerveau, je vais continuer mon développement à titre anecdotique. Je persiste donc à croire qu'il y a incompréhension bilatérale durant ce laps de temps d'observation, un contact fantastique durant lequel deux êtres tentent de se comprendre, que ce soit pour savoir qui des deux attaquera le premier ou lequel fera le geste de trop, déclenchant la fuite de l'autre. Je parle bien ici d'une sensation que j'ai régulièrement vécue en croisant le regard des araignées sauteuses. J'ai recherché des éléments de réponse sur leur vue particulière et je vous propose dans ce document quelques informations générales sur ce groupe d'êtres vivants.

   Figure 1 : femelle Hyllus diardi (Walckenaer, 1837)

A. Vision

A.1 L'étude de Michael Francis Land

Sur la base de l'étude [5] menée par le neurobiologiste anglais Michael Francis Land, qui est une référence en matière de phénomènes optiques chez les animaux (y compris chez l'homme), voici quelques grandes lignes sur la complexité de la vue des Salticidae. L'étude porte particulièrement sur la sous-famille des Dendryphantinae (Menge, 1879).

Figure 2 : structure des yeux (Salticidae : Dendryphantinae)

Le complexe de la vue est sans aucun doute la partie la plus importante chez les saltiques. Les informations visuelles sont à la base de leur comportement : prédation, fuite, toutes sortes de reconnaissances de l'environnement, ou encore la gestion d'une approche d'accouplement. Les huit yeux sont répartis en deux groupes : les principaux (cf. AM) et les latéraux (cf. AL,PM PL). La paire d'yeux médians (AM) possède la structure la plus complexe, les rétines ont la particularité de pouvoir bouger. Cette adaptation permet de faire un suivi dynamique et de modifier le point de vue sans réorienter la lentille des yeux ! Cela explique le champ de vision restreint de la figure 2.

 

A.2 Historique des découvertes

A.2.1 Les débuts

Homann (1928) & Crane (1949) [6] ont prouvé qu'en voilant les yeux latéraux, le spécimen ne pouvait plus réagir à des stimulis hors du champs de vision des yeux principaux, par exemple une mouche qui vole. Mais que ceux-ci n'affectaient pas les approches d'accouplement ou les capacités de prédation dans le champ de vision. Cependant, en voilant les yeux principaux, la plupart des capacités ne sont plus possibles (sauter, chasser, accouplement). En comptant cette étude, la structure des yeux principaux (AM) a été décrite quatre fois, initialement par Scheuring (1913-14) [7], puis Homann (1928), et la dernière en date celle de Blest and Sigmund (1984) [8].

A.2.2 Le potentiel des yeux principaux

A.2.2. a) Morphologie

Scheuring a décrit les yeux principaux comme des longues structures tubulaires dont la rétine est constituée d'étroites bandes de récepteurs. Il a également décrit les muscles permettant le mouvement de la rétine, les lentilles étant quant à elles figées sur l'exosquelette (vidéo à voir : Jumping Spider Eye Movement – Par Sean McVey) [9]. Heinrich Homann a déterminé dans "Beiträge zur Physiologie der Spinnenaugen" [10] la distance focale des yeux avec une ingénieuse technique de goutte suspendue et une description plus poussée de la rétine. C'est aussi le premier a avoir utilisé du benzoate de méthyle pour voiler les yeux des saltiques afin d'observer le tapetum sans endommager les animaux [11].

Scheuring et Homann étaient d'accord sur la présence d'une seule couche de récepteurs constituant la rétine. Après une analyse histologique, Michael Francis Land parvient à prouver que la rétine est en fait constituée de quatre différentes mosaïques de récepteurs superposées les unes sur les autres. L'épaisseur de la rétine faisant 12% de la distance focale de l’œil, il s'avère que chaque couche de récepteurs correspond à un focus différent dans l'espace. On peut donc se demander quel est le rôle des autres couches de récepteurs lorsque l'araignée observe distinctement un objet avec l'une d'entre elles. Les hypothèses sont l'éventuelle réception de longueurs d'ondes différentes pour préciser le sujet ou encore une capacité de visualisation simultanée sur des plans différents.

Blest and Sigmund (1984) [8] clarifient la fonction de ces différentes couches de récepteurs. L'étude de ces yeux s'avère pleine de surprises et avec le temps, elle devient de plus en plus difficile à comprendre techniquement ; je préfère donc en rester là pour le moment afin d'éviter un dérapage sur un terrain méconnu. Vous trouverez dans les sources tous les outils nécessaires pour suivre cette avancée scientifique.

A.2.2. b) Sensibilité du spectre lumineux

George et Elizabeth Peckham étaient des scientifiques pionniers dans le domaine des Salticidae [12]. En 1894, ils émettent l'hypothèse du rôle des couleurs dans l'attirance des mâles à l'égard des femelles. Celle-ci semble s'appliquer à plusieurs espèces durant le processus d'accouplement. Toute une panoplie de chercheurs se pencheront sur la problématique [13]. En 1975, Robert D. DeVoe établit avec précision le spectre de sensibilité pour Phidippus regius (C.L. Koch, 1846) et suggère des capacités suffisantes pour une vue dichromatique. Il s'avère plus tard que les rétines principales des saltiques (AM, cf. figure 2) possèdent une grande sensibilité dans la perception des longueurs d'ondes telles que les UV's et la lumière verte (Peaslee & Wilson, 1989 ; Blest, Hardie, McIntyre & Williams, 1981).

 

Puis une étude met en évidence le rôle des récepteurs UV dans l'interaction entre des mâles (Lim & Li, 2006). Des chercheurs confirmeront en 2007 l'importance de signaux fluorescents dans l'approche d'accouplement de Cosmophasis umbratica (Simon, 1903) [14]. Ils découvrent que plusieurs parties de la face des mâles réfléchissent des UV lors de la danse de séduction et agissent ainsi comme des signaux. Ceux-ci sont absents chez les femelles qui possèdent néanmoins des palpes réagissant avec les UV en produisant une puissante fluorescence de couleur verte. Le coup de théâtre survient lorsque ces chercheurs remarquent que les mâles et les femelles se désintéressent les uns des autres dans un environnement sans rayonnement ultraviolet qui empêche l'émission des signaux respectifs.

 

En 2015, des scientifiques découvrent que dans les genres Maratus et Habronattus, un filtre rouge situé dans la rétine permet de modifier la sensibilité d'un sous-ensemble de photorécepteurs [15]. Leur vision serait donc trichromatique et permettrait d'ajouter le rouge, le orange et le jaune à la palette de couleurs perçues par ces espèces. Ce sont des couleurs fréquentes chez les mâles concernés et l'étude vient ainsi renforcer leur importance dans l'approche d'accouplement.

 

B. Espèces rencontrées en captivité

B.1 Confusion entre Hyllus giganteus & diardi

Pour avoir maintenu plusieurs espèces de saltiques, je me dois de clarifier un problème qui revient fréquemment. Hyllus diardi est l'une des plus grandes araignées sauteuses de la famille des Salticidae avec ses 15-20 [mm] de long (céphalothorax-abdomen de femelle adulte), de quoi écarter de nombreuse superstitions sur les tailles démesurées des araignées sauteuses. La taille est néanmoins variable et dépend particulièrement des conditions de vie. Tout comme Phidippus regius (C. L. Koch, 1846), c'est une espèce très prisée en captivité mais plutôt difficile à reproduire. L'espèce ressemble à quelques différences près à Hyllus giganteus (C. L. Koch, 1846) que l'on retrouve en Indonésie, à Flores, Java, Australie, Moluccas, Sulawesi, Sumatra. En captivité, Hyllus diardi & giganteus se confondent ; certains éleveurs distinguent deux espèces, d'autres pensent qu'il n'y en a qu'une. Il est aussi malheureusement possible que les deux espèces aient été croisées. Une analyse génétique serait une bonne alternative pour déterminer la véritable origine des spécimens captifs en circulation. La distinction entre les deux espèces est pourtant scientifiquement claire.

B.1.1 Femelle Hyllus giganteus

En 1896, Thomas Workman (1844–1900) [16] a publié des dessins de son correspondant suédois Teodor Thorell (1830-1901), en complément de son oeuvre "Spiders. Volume 1, Malaysian spiders" [17].

Figure 3 : femelle Hyllus giganteus par Teodor Thorell

À la page 102 se trouve le dessin d'une femelle Hyllus giganteus de Sulawesi avec les couleurs d'origine, suite à une immersion dans de l'éthanol.

 

Description originale en anglais :

 

"Description of Plate I02 ♀ -a, spider, mag; b, natural size; c, profile, d, cephalothorax, underside; e, eyes; f, epigyne. Total length, 15¾ ; cephalothorax, 7; breadth, 6; do. in front, about 3⅔ ; abdomen, 8¾; breadth, 5⅓ millim. Leg, i.-16⅔; ii.-15⅓; iii.-154/5; iv.-17 millim. Patella + tibia, iii.--5½; Patella + tibia, iv.-at least 5½; Metatarsis + tarsus, iv.-4¾ millim. (Thorell.)"

B.1.2 Femelle Hyllus diardi

C'est dans l'étude "Systematic and zoogeographic study on the family Salticidae (Araneae) from Viet-Nam" du polonais Marek Żabka, publiée en 1985 à l'institut de zoologie de Varsovie, que l'on retrouve un schéma [18] détaillé d'une femelle Hyllus diardi (Walckenaer, 1837).

Figure 4 : schéma d'une femelle Hyllus diardi par Marek Żabka

Description originale : "Figs. 217-220. ♀ Hyllus diardi (Walckenaer, 1837) cephalothorax (217).

Abdominal pattern (218), epigyne (219) and its internal structures (220)."

B.1.3 Mâle Hyllus giganteus

 

Un mâle Hyllus giganteus (Fig. 1216 - Figure 5) a aussi été décrit par Carl Wilhelm Hahn (1786-1836) et Karl Ludwig Koch (1778-1857) [19].

 

Figure 5 : mâle Hyllus giganteus (Fig. 1216)

Les descriptions originales sont écrites dans un allemand d'époque et de nombreux termes sont devenus très difficiles à mettre en lien avec la terminologie scientifique actuelle. Je vais tout de même vous proposer une traduction laborieuse que j'ai faite avec de vieux dictionnaires et l'aide de plusieurs personnes germanophones. Les termes que je n'ai pas pu traduire malgré tout seront mentionnés en italique comme dans le texte d'origine.

 

"Rouge-brun foncé, palpes et pattes un peu plus clair que le corps; au milieu de l'abdomen se trouve une fine ligne blanche, sur les côtés d'étroites bordures jaunâtres, les chélicères et pédipalpes avec des franges de petits poils. Länge 6''' . Collection royale de Berlin.

Partie avant large et grosse et de forme régulière. Partie arrière mince, plus basse. Yeux plutôt coniques disposés de façon régulière. Crochets minces, presque éfilés, la deuxième partie est fortement pliée. Pédipalpes très longues, pas épaisses, légèrement cambrés. En haut et en bas se trouve une frange assez épaisse et inclinée, le dessus avec des Querrunzelchen fins et inclinés ; les crochets sont minces, presque droits, avec des pointes courbés. Les pattes sont plutôt longues, le reste est de forme régulière. Les tibias et les tarses de la deuxième paire de pattes avant sont plutôt velues. La tête, le thorax et l'abdomen sont rouge-brun foncés, voire presque noirs. Les arrêtes de côté sont finement feutrés et il y a de petits poils jaune-clair sur la bouche. Les pédipalpes sont plus claires que le reste de l'avant du corps et les poils sont jaune-clair, les crochets également avec des pointes de couleur rouge-clair. Les tarses sont d'un brun rougeâtre et la partie arrière est très rouge brun foncé avec des éclats métalliques, sur le dos se trouve une fine rayure blanche, il y en a un autre, plus mince, sur les côtés. Bordures feutrées de couleur jaune. Filière noire. Pattes de même couleur que le corps mais plus clair, des rayures jaune clair sur les fémurs. Mâle. Lieu d'origine inconnu." Traduit de l'allemand (© Dimitri Känel).

C. Classification

 

Les Salticidae sont très diversifiées et regroupent actuellement 5'779 espèces répertoriées d'après Catalogue of life [20]. On y retrouve toutes les couleurs et motifs possibles et imaginables. Les plus célèbres sont assurément les "peacock spider" australiennes (en français: "araignée paon") dont les mâles ont la capacité d'aplatir et redresser leur abdomen pour dévoiler des couleurs impressionnantes [voir Maratus volans (O. Pickard-Cambridge, 1874)]. Les autres salticides n'ont rien à envier à ces australiennes, chaque espèce de Salticidae possède une danse plus ou moins complexe pour séduire les femelles ou simplement impressionner à la façon d'une position d'intimidation.

 

D. Taxonomie

 

Embranchement : Arthropoda (Latreille, 1829)

Classe : Arachnida (Lamarck, 1801)

Ordre : Araneae (Clerck, 1757)

Famille : Salticidae (Blackwall, 1841)

 

E. Venimosité

 

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la majorité des toxines sécrétées par les arachnides sont encore très peu connues et souvent surestimées. D'après l'étude "Venom Composition and Strategies in Spiders: Is Everything Possible?" [21] de l'Institut d'Écologie et d'Évolution de Bern (CH) et d'Atheris Laboratories de Genève (CH), ce sont principalement les araignées de grande taille (Nephilidae (Simon, 1894), Ctenidae (Keyserling,1877), Sparassidae (Bertkau,1872) et mygalomorphes qui ont été ciblées par la science pour leur venin. Les quelques petites espèces étudiées, l'ont été pour leur caractère dangereux vis à vis de l'homme [par exemple : le genre Latrodectus (Walckenaer, 1805) ou Loxosceles (Heineken & Lowe in Lowe, 1832)]. Ce qui veut dire que de grandes familles d'araignées, dont les Salticidae, ont pour le moment échappé à la science au sujet de leurs toxines.

La plupart des araignées sauteuses se veulent inoffensives pour l'homme parce qu'elles n'arrivent pas à percer l'épiderme. De plus l'homme est beaucoup trop grand pour intéresser une saltique qui se nourrit de proies ne mesurant que quelques millimètres, mais une morsure peut toujours arriver. Plusieurs cas de morsures ont fait polémique sur divers forums d'arachnophiles, elles s'apparentent à des piqûres légères avec des effets très localisés.

 

En ce qui concerne Hyllus giganteus, les communautés parlent de venin non actif. Dans l'étude "Spiders" [22] de Thomas Workman figure le témoignage de Carl Ludwig Doleschall, naturaliste australien installé sur l'île de Java vers 1852 qui a dit : "C'est l'espèce la plus grande et la plus répartie de ce genre que l'on trouve à Amboina, et sa morsure est très douloureuse. Il a été mordu au doigt par l'une d'entre elles, ce qui lui a provoqué une vive douleur pendant près de sept minutes qui ne semblait pas toujours être au même endroit. L'un de ses collecteurs, un viel homme, a été mordu à la main qui est devenu instantanément très enflée." Traduit de l'anglais (© Dimitri Känel).

F. Sources

 

Photos et textes de Dimitri Känel. Plus de photos.

Observations Macroscientifique. Email : macroscientifique@gmail.com

 

 

Les bases de donnés

 

La base de donnée Tree of Life web project, page salticidae, consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

Catalogue of life : page H. diardi, H. giganteus, Salticidae,consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

Encyclopedia of life : page sur les "Jumping Spiders", consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

La base de donnée NCBI : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/, consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

Peckhamia : http://www.peckhamia.com/hosted.html, consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

Base de donnés paléobiologiques, www.fossilworks.org : page Salticidae, consulté dernièrement le 01.09.2016.

 

Wikipédia : biographie de Carl Ludwig Doleschall. Dernièrement consultée le 04.02.2016.

Tree of life web project : la page concernant les Salticidae. Dernièrement consultée le 04.02.2016.

Études

[1] The Peckham Society - foundée en 1977 sous forme d'alliance internationale d'amateurs et de professionels naturalistes et scientifiques pour l'intérêt de la recherche liée à la biologie des araignées sauteuses (Arachnida: Araneae: Salticidae). http://www.peckhamia.com/, consulté dernièrement le 12.01.2017.

[2] SIMMONS,P. J., YOUNG D., Nerve Cells and Animal Behaviour, Cambridge University Press, 1999. page 89. Consulté dernièrement le 30.10.2016 sur https://books.google.ch. Page : https://books.google.ch/books?id=WRBHlAYfADUC&pg=PA89&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false.

[3] Gosselin, F., Spezio, M. L., Tranel, D., & Adolphs, R. (2011). Asymmetrical use of eye information from faces following unilateral amygdala damage. Social Cognitive and Affective Neuroscience, 6(3), 330–337. http://doi.org/10.1093/scan/nsq040, consulté dernièrement le 04.02.2017.

[4] "Oxytocin-gaze positive loop and the coevolution of human-dog bonds" BY MIHO Nagasawa, Shouhei Mitsui, Shiori EN, Nobuyo Ohtani, Mitsuaki Ohta, Yasuo Sakuma, Tatsushi Onaka, Kazutaka Mogi, Takefumi Kikusui, Science 17 avril 2015 : 333-336. Consulté sur Sciencemag, page : http://science.sciencemag.org/content/348/6232/333/ tab-pdf , consulté dernièrement le 04.02.2017.

[5] M. F. LAND "Structure of the retinae of the principal eyes of jumping spiders (Salticidae: Dendryphantinae) in relation to visual optics" J. Exp. Biol. (1969), 51. 443-47° With 14 text-figures Printed in Great Britain Department of Physiology-Anatomy, University of California,Berkeley, California, U.S.A. Received 10 February 1969. Téléchargé via The Company of Biologists (Journal of Experimental Biology), Lien PDF. Dernièrement consulté le 04.02.2016. [L'étude a été menée aux USA (University of California, Berkeley) en 1969, période durant laquelle M. F. LAND était assistant au département de physiologie et d'anatomie avant de revenir en Angleterre en 1971 à l'Université de Sussex]

[6] CRANE, J. (1949). Comparative biology of salticid spiders at Rancho Grande, Venezuela. Part IV. An analysis of display. Zoologica 34, 159-214. Consulté sur World Spider Catalog (Version 17.5). Consulté dernièrement le 21.01.2017.

[7] "ONE SMALL LEAP FOR THE JUMPING SPIDER BUT A GIANT STEP FOR VISION SCIENCE", Robert R. Jackson, Duane P. Harland, Journal of Experimental Biology 2009 212: 2129-2132; doi: 10.1242/jeb.022830. lien PDF.

 

[8] BLEST (A.D.), SIGMUND (Claudia), Retinal mosaics of a primitive jumping spider, Spartaeus (Salticidae: Araneae): A transition between principal retinae serving low and high spatial acuities, Protoplasma (1985) 125: 129. doi:10.1007/BF01297358, SpringerLink, consulté dernièrement le 01.03.2017.

 

[9] "Jumping Spider Eye Movement", vidéo publiée sur Youtube (lien) par Sean McVey (chaîne JerseyBug23) le 02.08.2014. Consulté dernièrement le 21.01.2017.

 

[10] HOMANN Heinrich, "Beiträge zur Physiologie der Spinnenaugen" du Journal of Comparative physiology A. I. physikalischen und dem zoologischen Institut der Universität Göttingen, Deutschland June 1928,Volume 7, Issue 2, pp 201-268, reçu le 19 novembre 1927.

 

[11] Herbert W. Levi, "Heinrich Homann (1894-1993)". The Journal of Arachnology 22 :87–8 8, 1994. Téléchargé sur Americanarachnology, page, lien PDF. Consulté dernièrement le 21.01.2017.

 

[12] Richman, D. B.  1977.  George and Elizabeth Peckham.  Peckhamia 1(1): 3-5. Téléchargé sur Peckhamia, page, lien PDF. Consulté dernièrement le 21.01.2017.

 

[13] ROBERT D. De.VOE, "Ultraviolet and Green Receptors in Principal Eyes of Jumping Spiders",THE JOURNAL OF GENERAL PHYSIOLOGY, VOLUME 66, 1975, pages 193-195. Téléchargé sur NCBI, page, lien PDF. Consulté dernièrement le 21.01.2017.

 

[14] MATTHEW L. M. LIM, MICHAEL F. LAND, DAIQIN LI, "Sex-Specific UV and Fluorescence Signals in Jumping Spiders", SCIENCE, 26 JAN 2007, Vol. 315, Issue 5811, pp. 481. Téléchargé sur Sciencemag, page, lien PDF. Consulté dernièrement le 21.01.2017.

 

[15] Daniel B. Zurek Thomas W. Cronin, Lisa A. Taylor, Kevin Byrne, Mara L.G. Sullivan, Nathan I. Morehouse, "Spectral filtering enables trichromatic vision in colorful jumping spiders" Volume 25, Issue 10, pR403–R404,

18 May 2015. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.cub.2015.03.033. Téléchargé sur CellPress. Journal Current Biology. Page. Consulté dernièrement le 05.02.2017.

 

[16] Entomologiste irlandais, anciennement vice-président de Belfast Natural History & Philosophical Society.

 

[17] WORKMAN Thomas, "Spiders" Vol. I. Malaysian Spiders, p.102 Published by the author. Belfast. 1896. Téléchargé sur World Spider Catalog (Version 16.5), le 29.10.2015.

[18] ŻABKA (Marek), "Systematic and zoogeographic study on the family Salticidae (Araneae) from Viet-Nam", ANNALES ZOOLOGICI, Tom 39, Warszawa 31 XII 1985r. Nr.11, Polska Akademia Nauk, Instytut Zoologic, p.305, fig. 217-220.

[19] Carl Wilhelm Hahn (1786-1836) et Karl Ludwig Koch (1778-1857), volume 13 de l'oeuvre colossale nommée "Die Arachniden : Getreu Nach Der Natur Abgebildet Und Beschrieben", page 161-162, schéma : Fig. 1216. Tab. CCCCLIX, publiée en 1831 à Nürnberg à la "C. H. Zeh'schen Buchhandlung". L'oeuvre originale étant considérée comme un document historique non soumis à des droits d'auteur, plusieurs reproductions imprimées sont disponibles sur le marché. J'ai utilisé la version papier de "Nabu Public Domain Reprints".

 

[20] Base de donnés : Catalogue of life

[21] Lucia Kuhn-Nentwig*, Reto Stöcklin†, and Wolfgang Nentwig*. "Venom Composition and Strategies in Spiders: Is Everything Possible?" *Institute of Ecology and Evolution, University of Bern, Bern, Switzerland | †Atheris Laboratories, Geneva, Switzerland. | In Jérôme Casas, editor: Advances in Insect Physiology, Vol. 60, Burlington: Academic Press, 2011, pp. 1-86. ISBN: 978-0-12-387668-3 © Copyright 2011 Elsevier Ltd. Academic Press.

[22] WORKMAN (Thomas), "Spiders", Volume 1 : Malaysian spiders, p.102. Publié par l'auteur à Belfast en 1896. Téléchargé sur Archive, à la page : https://archive.org/details/Malaysianspider00Work, PDF. Consulté dernièrement le 05.02.2017.

Galerie de vidéos

 

Il est indispensable de faire un inventaire de quelques vidéos sur les Salticidae. La référence dans le domaine est Jurgen Otto, dont les vidéos ont déjà fait le tour du monde.

Index des illustrations

Figure d'en-tête : femelle adulte Hyllus keratodes (Hasselt, 1882), © 2017 Dimitri Känel

www.macroscientifique.com

Figure 1 : femelle Hyllus diardi (Walckenaer, 1837) © 2017 Dimitri Känel 

www.macroscientifique.com

Figure 2 : structure des yeux (Salticidae: Dendryphantinae

M. F. LAND "Structure of the retinae of the principal eyes of jumping spiders (Salticidae: Dendryphantinae) in relation to visual optics" J. Exp. Biol. (1969), 51. Diagramme p.446, Printed in Great Britain Department of Physiology-Anatomy, University of California,Berkeley, California, U.S.A. Received 10 February 1969.

Téléchargé via The Company of Biologists (Journal of Experimental Biology), Lien PDF. Dernièrement consultée le 04.02.2016.

Figure 3 : femelle Hyllus giganteus par Teodor Thorell 

Figure 4 : schéma d'une femelle Hyllus diardi par Marek Żabka 

Figure 5 : mâle Hyllus giganteus 

Original drawings by Proszynski J. 1984c. "Atlas rysunkow diagnostycznych mniej znanych Salticidae". Zesz. Naukowe WSRP, Siedlce, 177 pp, illustr. [=Diagnostic drawings of less known Salticidae (Araneae) - an atlas] [part 1]: 166. Téléchargé sur Peckhamia, lien de la page. Dernièrement consultée le 04.02.2016.

2017 © Dimitri Känel

 

Portrait d'une femelle adulte Hyllus keratodes (Hasselt, 1882)
 
 
 
 
 
 
Figure 1 : femelle Hyllus diardi (Walckenaer, 1837)
Figure 2 : structure des yeux (Salticidae : Dendryphantinae)
 
 
 
 
 
 
 
Figure 3 : femelle Hyllus giganteus par Teodor Thorell
 
 
 
 
 
 
 
 
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Actualisé le : 02.12.2018